Demain c'est mon anniversaire de mariage. Je ne sais toujours pas quoi offrir à mon cher et tendre. Non, je ne lui ferais pas un bon pour une danse du ventre 100% sexe, ni pour un massage 100% sexe, ni pour une soirée 100% sexe... les bon pour... 100% sexe c'est valable pour les gens qui ont une vie 0% sexe. Je dis pas que ma vie sexuelle est fantastique en ce moment, je dis juste que je n'admettrais jamais un truc aussi moche par cadeau interposé.
Ce genre de drame m'arrive à peu près tout le temps depuis un an. Déjà je m'en rappelle, hein, parce que cette année, j'ai capté que je venais de rater l'anniversaire de ma soeur jumelle le lendemain. Je dois avoir un problème avec cette tradition. Mon mari a même eu un de ses cadeaux d'anniversaire le noël suivant (il est né en mars, cherchez pas, j'avais pas d'excuse).
Alors on se creuse les méninges. Qu'est ce que mon mari aime, qui ne se commande pas sur internet (trop tard), que sa mère ne lui offre pas déjà pour tous les noëls, anniversaires, jours de son saint patron (des chaussettes) et qui pourrait rappeler le romantisme de quatre ans de mariage ? J'ai trouvé : Les cadeaux qui se mangent. Il aime toujours les trucs un peu louches et comestibles. Alors allons-y pour un pâté de morue du pôle nord au vinaigre de papaye. Quatre ans c'est quoi déjà ? Les noces de cire... Bon ben non, ça marche pas. Non, il aime pas particulièrement les bougies non plus.
mercredi 22 mai 2013
vendredi 17 mai 2013
Femme mormone : Noémie
Voici Noémie, baptisée depuis pas longtemps (et je m'excuse à l'avance pour le "baptisée depuis peu longtemps" qu'on m'entends dire dans la vidéo -_- je serais jamais journaliste).
Je me reconnais dans ce qu'elle raconte, parce qu'elle s'est posée la question de la place de la femme. Je sais pas si on est arrivées aux mêmes conclusions, personnellement je suis toujours en recherche sur ce sujet. Bref, voici Noémie.
Je me reconnais dans ce qu'elle raconte, parce qu'elle s'est posée la question de la place de la femme. Je sais pas si on est arrivées aux mêmes conclusions, personnellement je suis toujours en recherche sur ce sujet. Bref, voici Noémie.
vendredi 10 mai 2013
Trans
Jen est lesbienne. Mais Jen est mormone aussi. Pire que ça, elle aimerait vraiment être une bonne mormone, mais Jen est amoureuse de sa petite amie alors ça pose un gros problème. Elle part au pays des mormons pour faire le point. Ce soir il y a un groupe de parole sur le sujet, un truc sur le mormonisme et l'homosexualité, elle s'assoit tranquillement, attendant que ça commence. Une grande blonde vient à coté d'elle, un peu forte mais plutôt jolie et féminine. Quand elle raconte cette histoire, Jen se souvient de sa jupe qui était vraiment sympa... Et de ses longs cheveux blonds. La blonde a parlé et en fait, c'était un blond. Jen manqua tomber de sa chaise. Et moi quand elle m'a rapporté son anecdote, j'ai immédiatement fait le lien avec la jolie blonde qui parle souvent sur le groupe facebook, celle que j'ai mis trois mois à prendre pour une alliée hétéro puisqu'elle avait un petit copain.
*
Le bébé est né, il s'appelle Henry, c'est le numéro trois après un garçon et une fille. En bonne santé, parfait en tout point, mais son pénis est vraiment... comment dire... vraiment tout petit. Sa mère se rappelle de son premier fils, bien sûr à cet âge c'était pas très grand, mais comparé à son nouveau petit frère, c'est carrément bizarre. Les médecins viennent, l'interne veut leur soumettre la question. On vérifie, on discute, on fait passer des examens, finalement la réponse tombe : Henry n'est pas vraiment un petit garçon, en dessous il y a un utérus qui sera parfaitement fonctionnel. On l'opère, on modifie l'état civil et de Henry on passe à Charlotte. Et Charlotte grandit. Aujourd'hui elle a un petit ami, un traitement hormonal et une dernière opération parce que les tampons ne passent pas. Sa mère flippait un peu, on lui avait dit que ce genre d'enfant devenait homosexuel plus souvent que la moyenne.
*
Vin d'honneur, il fait chaud et les invités discutent pendant que les mariés sont de corvée de photo. J'ai mon verre de sangria sans alcool à la main et je discute avec cette femme qui doit avoir la cinquantaine. Elle est grande, a un visage découpé à la hache par un mauvais chirurgien esthétique et une voix chaude et grave à chanter du vieux blues. J'ai pas vraiment de doute à son sujet : elle a des jambes de rêve et du ventre alors que les femmes prennent généralement des fesses et les hommes de l'abdomen. Pourtant sa robe laisse voir un décolleté tout à fait acceptable. Elle me raconte qu'elle est prof, mais qu'avant elle chantait dans des bars. Son copain est avec elle. Et moi, alors que j'ai la conviction profonde que c'est un trans, aujourd'hui encore quand je vous le raconte, je peux pas m'empêcher de dire "elle", parce qu'elle respirait la féminité et qu'à discuter avec elle j'ai appris que non contente d'être une femme, elle était en plus une femme extraordinaire.
*
La trans-sexualité c'est un peu plus compliquée qu'une bande de folles qui aiment se travestir. Moi qui suis dans une religion qui croit que le genre est une caractéristique éternelle (nous étions féminin ou masculin avant de naitre) je ne sais toujours pas si c'est l'identité qui n'est pas la bonne ou le corps qui n'est pas le bon. Mais ce que j'ai appris en les rencontrant c'est que quelle qu'en soit la raison, l'effet est insupportable pour eux. Bien sûr au début c'est troublant, voir choquant. Comme Jen je suis tombée de ma chaise un petit peu à chaque rencontre.
(traduction d'un texte provenant du site officiel : http://www.mormonsandgays.org/)
Chaque être humain a la valeur et la dignité d'un enfant de Dieu. Selon ce principe nous sommes tous égaux. Notre vie ici bas est pleine de joies et de chagrins. Mais Dieu nous a créés chacun pour accomplir une plus grande destinée. Le genre est une caractéristique éternelle.
Si le genre a tant d'importance, on ne peut pas nier la souffrance d'une inadéquation entre le genre que l'on pense avoir et celui que notre corps a. En cela, les transsexuels ont besoin au pire de compassion mais certainement pas de condamnation, quelle que soit la voie qu'ils veulent suivre.
Je vous ai parlé de personnes masculines à la naissance, féminine maintenant. Si vous avez une heure devant vous, voici un reportage sur ceux de l'autre bord. Je ne partage pas le message général, mais ça m'a beaucoup appris sur le sujet.
jeudi 2 mai 2013
Les mormons sont sexy (grand-mère inside)
Je continue mes interviews de mormones du quotidien. Mais avant de vous parler de ma grand-mère (qui est la prochaine femme mormone), je voudrais attirer votre attention sur une source carrément plus sexy (que mes vidéos, pas plus sexy que ma grand-mère, elle, elle est très sexy en vrai) de mormons et de mormones. L'église de Jésus Christ des saints de derniers jours ont depuis longtemps une politique qui vise à montrer que les mormons sont des gens normaux, dans ce cadre ils ont collecté des portraits de mormons qui se voulaient aussi variés que possible. Donc forcément on tombe dans l'autre extrême : Les mormons sont des gens tout sauf normaux : Ça vous sert des profils atypiques et attractifs. Du côté des hommes vous trouvez des mormons leader de The Killers, rugbyman, ou handicapé sportif extrême. Mais comme on s’intéresse aux femmes, voici une ancienne modiste disciple de mère thérésa, une journaliste TV et radio dont le mari est père au foyer, une championne du monde de surf ou encore la parfaite caricature de la bloggeuse mormone (elle est belle, a plein de gosses, fait des photos et elle tient un blog très fréquenté, ah, oui et elle est mormone, sinon ce serait pas une bloggeuse mormone).
Pour ceux qui se posent la question, ces portraits sont réels, j'en connais plusieurs parmi les francophones.
En vrai les mormons ne sont pas tous beaux, star de rock et épanouis. Maintenant que vous-vous êtes gorgés de belles images tournées par des pro de la communication, voici... Roulement de tambour... Ma mamie !
Ginette a dépassé les soixante-dix ans, convertie à la trentaine elle est aujourd'hui arrière grand mère (de mes fils, huhu) ! Pour ses cinquante ans de mariage je l'ai interviewée (pendant qu'elle faisait cuire de la saule dans sa cuisine). Et comme elle ne le dit pas dans la vidéo, je rajouterais que c'est une survivante du cancer et qu'elle a exercé une des fonctions les plus élevées dans le temple de Bern avec mon grand-père. Bref, ma mamie est awesome et en plus elle me donnait toujours des crèmes au chocolat quand je voulais pas finir mes haricots verts.
mercredi 24 avril 2013
L'episiotomie pour ceux qui veulent plein plein de sources sérieuses avec des blouses blanches et tout et tout
Aux vues de certaines réactions à l'extérieur, je vais reprendre mon article sur l'épisiotomie. J'aurais dû m'en douter, on nous a raconté tellement de bétise sur le sujet depuis tellement longtemps qu'il va falloir que je source tout ce que je dis.
Conclusion d'une étude universitaire française : "L’épisiotomie systématique ne protège pas de l’incontinence urinaire ou anale quatre ans après le premier accouchement."
(Source : Troubles périnéaux quatre ans après le premier accouchement : comparaison entre épisiotomie restrictive et systématique)
(Source : Recommandation pour la pratique médicale)
Donc vous avez plus de chance de ne pas déchirer sans épisiotomie, et pour les déchirure grave, ça aura lieu avec ou sans épisiotomie. Certaines études vont même plus loin, montrant une augmentation des déchirures graves avec l'épisiotomie (c'est le cas pour l'épisiotomie médiane qui est celle pratiquée en France, Source : Recommandation pour la pratique médicale)
Conclusion d'une étude réalisée pour l'OMS : "En comparaison avec l'épisiotomie de routine, dans le cas de l'épisiotomie sélective il y a moins de traumatismes périnéaux postérieurs (...), moins de sutures (...) et moins de complications de la cicatrisation"
(Source : episiotomy for vaginal birth)
CONCLUSION : L'épisiotomie ne prévient ni l'incontinence, ni les déchirures graves et cicatrise moins bien qu'une déchirure naturelle.
(Source : Prise en Charge Des Complications de la Grossesse Et de L'Accouchement, publication de l'OMS)
Quant au Collège national de Gynécologie et Obstétrique français, voilà ce qu'il dit :
"Il faut instituer une politique incitative pour faire baisser progressivement le taux moyen d'épisiotomies en France en dessous de 30 %"
(Source : Recommandation pour la pratique clinique)
CONCLUSION : Aujourd'hui avec 70% d'épisiotomie chez les primipares en France, on peut se demander pourquoi les hopitaux français ne suivent ni les recommandations internationales, ni celle des instances françaises.
Cette partie concerne mes observations simples. Bien sûr, j'adorerais que de vraies études soient faites. On peut retrouver des témoignages de femmes affirmant ne plus ressentir de plaisir au niveau du clitoris ou du vagin après un accouchement, voici quelques exemples trouvés sur le net :
"Récemment, j'ai remarqué que la ZONE du CLITORIS était totalement insensible, comme ANESTHESIEE ."
ou encore
"j'ai eu une épisio et les ventouses pr sortir mon ptit coeur qui était coincée ! depuis j'ai mal au clitoris"
Je remet donc rapidement les images qui m'ont fait faire un lien pas très heureux entre l'épisiotomie et le clitoris :
En jaune c'est le clitoris (oui, le clitoris a une structure interne, ce n'est pas juste le truc qui dépasse)
Maintenant je vous montre une épisiotomie :
L'infibulation consiste à coudre les petites lèvres pour réduire l'orifice vaginal.
Bernard This, médecin :
" Faire une épisiotomie implique cet autre geste : recoudre.
On recoud souvent "bien serré" ("votre mari me remerciera, madame!"), ce qui s'appelait autrefois des "points de courtoisie" ou les "points du père"...
En termes appropriés, il s'agit d'infibulation. "
I - L'épisiotomie n'a que très peu d'avantages.
1) Supposée prévention de l'incontinence
Conclusion d'une étude universitaire française : "L’épisiotomie systématique ne protège pas de l’incontinence urinaire ou anale quatre ans après le premier accouchement."
(Source : Troubles périnéaux quatre ans après le premier accouchement : comparaison entre épisiotomie restrictive et systématique)
2) Supposée prévention des déchirures graves
Recommandation du Collège National des Gynécologues et Obtétriciens français : "Lorsque le périnée semble sur le point de se rompre au moment de l’expulsion, une pratique systématique de l’épisiotomie n’est pas nécessaire ; en effet dans cette situation, une politique restrictive de l’épisiotomie permet de multiplier par trois le taux de périnées intacts sans pour autant augmenter le risque de déchirures du troisième degré"(Source : Recommandation pour la pratique médicale)
Donc vous avez plus de chance de ne pas déchirer sans épisiotomie, et pour les déchirure grave, ça aura lieu avec ou sans épisiotomie. Certaines études vont même plus loin, montrant une augmentation des déchirures graves avec l'épisiotomie (c'est le cas pour l'épisiotomie médiane qui est celle pratiquée en France, Source : Recommandation pour la pratique médicale)
3) Le supposé avantage de la coupe franche versus déchirure concernant les petites déchirures
Conclusion d'une étude réalisée pour l'OMS : "En comparaison avec l'épisiotomie de routine, dans le cas de l'épisiotomie sélective il y a moins de traumatismes périnéaux postérieurs (...), moins de sutures (...) et moins de complications de la cicatrisation"
(Source : episiotomy for vaginal birth)
CONCLUSION : L'épisiotomie ne prévient ni l'incontinence, ni les déchirures graves et cicatrise moins bien qu'une déchirure naturelle.
II - Les recommandations nationales et internationales ne sont pas respectées en France
L’OMS précise : "n’envisager l’épisiotomie que dans les cas de :
- accouchement par voie basse compliqué (siège, dystocie des épaules, extraction par forceps, extraction par ventouse obstétricale)
- cicatrices de mutilations sexuelles féminines ou de déchirures périnéales complètes voire complètes compliquées mal cicatrisées
- souffrance fœtale."
Quant au Collège national de Gynécologie et Obstétrique français, voilà ce qu'il dit :
"Il faut instituer une politique incitative pour faire baisser progressivement le taux moyen d'épisiotomies en France en dessous de 30 %"
(Source : Recommandation pour la pratique clinique)
CONCLUSION : Aujourd'hui avec 70% d'épisiotomie chez les primipares en France, on peut se demander pourquoi les hopitaux français ne suivent ni les recommandations internationales, ni celle des instances françaises.
III - Mutilation sexuelle
1 -Similarité avec l'excision
Cette partie concerne mes observations simples. Bien sûr, j'adorerais que de vraies études soient faites. On peut retrouver des témoignages de femmes affirmant ne plus ressentir de plaisir au niveau du clitoris ou du vagin après un accouchement, voici quelques exemples trouvés sur le net :
"Récemment, j'ai remarqué que la ZONE du CLITORIS était totalement insensible, comme ANESTHESIEE ."
ou encore
"j'ai eu une épisio et les ventouses pr sortir mon ptit coeur qui était coincée ! depuis j'ai mal au clitoris"
Je remet donc rapidement les images qui m'ont fait faire un lien pas très heureux entre l'épisiotomie et le clitoris :
En jaune c'est le clitoris (oui, le clitoris a une structure interne, ce n'est pas juste le truc qui dépasse)
![]() |
| Source des images : http://www.christopher.compagnon.name/sexualite/sexe_femme_clitoris.html |
Maintenant je vous montre une épisiotomie :
2 - Similarité avec l'infibulation
L'infibulation consiste à coudre les petites lèvres pour réduire l'orifice vaginal.
Bernard This, médecin :
" Faire une épisiotomie implique cet autre geste : recoudre.
On recoud souvent "bien serré" ("votre mari me remerciera, madame!"), ce qui s'appelait autrefois des "points de courtoisie" ou les "points du père"...
En termes appropriés, il s'agit d'infibulation. "
(Source : Le père: acte de naissance, Seuil, 1980, p. 68)
Et là idem, il suffit de taper "episiotomie points trop serrés" et on tombe sur des trucs genre ça :
"La reprise des rapports sexuels s'avère très délicate car j'ai la désagréable impression d'avoir été trop "recousue" c est a dire pour parler un peu crument que je crois que l'orifice du vagin est plus petit qu'avant, ce qui rend la pénétration difficile."
"J'ai accouché le 7 avril et j'ai eu une épisio..Je ne sais pas de combien de points car lorsque j'ai demandé au gygy qui m'a recousu il m'a uniquement dit que le bébé était gros et qu'il fallait qu'il passe.............au jour d'aujourdhui j'aimerai reprendre les rapports j'ai aussi entendu que les boules de geisha aidaient à remuscler son périnée donc j'ai essayer de les placer mais impossible de les rentrer !!!! c'est trop serré et ça ne se détend pas !!!"
Et là idem, il suffit de taper "episiotomie points trop serrés" et on tombe sur des trucs genre ça :
"La reprise des rapports sexuels s'avère très délicate car j'ai la désagréable impression d'avoir été trop "recousue" c est a dire pour parler un peu crument que je crois que l'orifice du vagin est plus petit qu'avant, ce qui rend la pénétration difficile."
"J'ai accouché le 7 avril et j'ai eu une épisio..Je ne sais pas de combien de points car lorsque j'ai demandé au gygy qui m'a recousu il m'a uniquement dit que le bébé était gros et qu'il fallait qu'il passe.............au jour d'aujourdhui j'aimerai reprendre les rapports j'ai aussi entendu que les boules de geisha aidaient à remuscler son périnée donc j'ai essayer de les placer mais impossible de les rentrer !!!! c'est trop serré et ça ne se détend pas !!!"
dimanche 21 avril 2013
Féminisme biblique
Aujourd'hui, pendant une leçon à l'église, un membre que j'apprécie, du genre normal, a dit un truc tellement sexiste que j'en étais toute retournée. On parlait de la loi de consécration (une époque où les mormons vivaient un truc communiste à la sauce communauté amish), puis du mariage qui est une forme de loi de consécration (ce qui est à moi est à toi petit frère), quand ce frère sort :
"Une des sources de la plupart des maux d'aujourd'hui est l'indépendance financière des femmes"
Je suis toujours vivante, tout va bien, j'ai survécu, je me suis juste un peu étouffée dans mon coin. Je n'ai même pas fait de scandale sur le cas des femmes battues qui sont sous la domination économique de leur mari et ont donc du mal à se barrer ou sur le fait que si la seule chose qui empêche une femme de partir c'est le porte-monnaie, c'est carrément super triste.
Alors j'ai eu envie de partager un truc avec lui, mais j'avais pas la référence sur moi sur le moment, un genre de féminisme biblique que j'avais trouvé dans le cadre de mon appel avec les Jeunes Filles, qui est le dialogue entre un roi et sa mère :
Ça commence par Qui peut trouver une femme vertueuse ? Elle a bien plus de valeur que les perles
On y trouve une femme qui investit financièrement (elle achète un champ et le fait fructifier)
Une femme qui n'a pas peur d'être rémunérée (elle vend l'ouvrage de ses mains)
Une femme qui est forte physiquement ("elle ceint de force ses reins et elle affermit ses bras")
Une femme qui parle et instruit les autres...
Et, je cite "Elle est revêtue de force et de gloire"
On est dans l'ancien testament, un temps de gros barbares misogynes...
Où est la femme soumise, dépendante financièrement de son mari ? Elle demande pas à son mari des sous pour acheter un champ... Elle le fait, c'est tout. Il y a une dérive culturelle qui confond "les femmes doivent élever les enfants" et "les femmes doivent être à la maison". J'ai même lu une interprétation d’évangélistes sur le passage où elle instruit pour dire "haha, vous voyez, c'est la femme qui doit instruire les enfants" alors qu'il n'y avait AUCUNE mention des enfants dans le-dit verset -_- Quand je vous parle de dérive culturelle sexiste...
On peut considérer que renoncer pendant un temps à avoir une situation professionnelle à plein temps pour élever un enfant est un moyen d'exercer une influence bénéfique sur le monde. Par contre, j'ai du mal à comprendre en quoi faire du scrapbooking/cup cake/scoubidou (choisissez votre croix) chez soit quand on est seule ou sans enfant, ou encore qu'ils ont quitté le foyer, c'est exercer la noble influence des femmes, c'est se développer spirituellement ou même s'épanouir.
J'ai du mal à comprendre en quoi c'est incompatible d'élever un enfant et de sortir de chez soi. D'ailleurs, les femmes au foyer sont une source inépuisable de main d’œuvre gratuite pour les associations, conseils de parents d'élèves et les collectivités, preuve qu'elles sont actives et que même quand elles travaillent pas, elles se débrouillent encore pour travailler quand même (les fourbes).
Ah, autre truc que j'aime dans cette description de la femme vertueuse : Pas de mention de la chasteté... Il suffit pas d'être chaste pour être vertueuse, la vraie vertu, c'est d'être une femme active, forte, intelligente, travailleuse et pleine de compassion. J'aime.
"Une des sources de la plupart des maux d'aujourd'hui est l'indépendance financière des femmes"
Je suis toujours vivante, tout va bien, j'ai survécu, je me suis juste un peu étouffée dans mon coin. Je n'ai même pas fait de scandale sur le cas des femmes battues qui sont sous la domination économique de leur mari et ont donc du mal à se barrer ou sur le fait que si la seule chose qui empêche une femme de partir c'est le porte-monnaie, c'est carrément super triste.
Alors j'ai eu envie de partager un truc avec lui, mais j'avais pas la référence sur moi sur le moment, un genre de féminisme biblique que j'avais trouvé dans le cadre de mon appel avec les Jeunes Filles, qui est le dialogue entre un roi et sa mère :
Proverbe 31 : 10-31
Ça commence par Qui peut trouver une femme vertueuse ? Elle a bien plus de valeur que les perles
![]() |
| Hors sujet : Esther, j'aime bien Esther... |
On y trouve une femme qui investit financièrement (elle achète un champ et le fait fructifier)
Une femme qui n'a pas peur d'être rémunérée (elle vend l'ouvrage de ses mains)
Une femme qui est forte physiquement ("elle ceint de force ses reins et elle affermit ses bras")
Une femme qui parle et instruit les autres...
Et, je cite "Elle est revêtue de force et de gloire"
On est dans l'ancien testament, un temps de gros barbares misogynes...
Où est la femme soumise, dépendante financièrement de son mari ? Elle demande pas à son mari des sous pour acheter un champ... Elle le fait, c'est tout. Il y a une dérive culturelle qui confond "les femmes doivent élever les enfants" et "les femmes doivent être à la maison". J'ai même lu une interprétation d’évangélistes sur le passage où elle instruit pour dire "haha, vous voyez, c'est la femme qui doit instruire les enfants" alors qu'il n'y avait AUCUNE mention des enfants dans le-dit verset -_- Quand je vous parle de dérive culturelle sexiste...
On peut considérer que renoncer pendant un temps à avoir une situation professionnelle à plein temps pour élever un enfant est un moyen d'exercer une influence bénéfique sur le monde. Par contre, j'ai du mal à comprendre en quoi faire du scrapbooking/cup cake/scoubidou (choisissez votre croix) chez soit quand on est seule ou sans enfant, ou encore qu'ils ont quitté le foyer, c'est exercer la noble influence des femmes, c'est se développer spirituellement ou même s'épanouir.
J'ai du mal à comprendre en quoi c'est incompatible d'élever un enfant et de sortir de chez soi. D'ailleurs, les femmes au foyer sont une source inépuisable de main d’œuvre gratuite pour les associations, conseils de parents d'élèves et les collectivités, preuve qu'elles sont actives et que même quand elles travaillent pas, elles se débrouillent encore pour travailler quand même (les fourbes).
Ah, autre truc que j'aime dans cette description de la femme vertueuse : Pas de mention de la chasteté... Il suffit pas d'être chaste pour être vertueuse, la vraie vertu, c'est d'être une femme active, forte, intelligente, travailleuse et pleine de compassion. J'aime.
- Qui peut trouver une femme vertueuse? Elle a bien plus de valeur que les perles.
- Le coeur de son mari a confiance en elle, Et les produits ne lui feront pas défaut.
- Elle lui fait du bien, et non du mal, Tous les jours de sa vie.
- Elle se procure de la laine et du lin, Et travaille d'une main joyeuse.
- Elle est comme un navire marchand, Elle amène son pain de loin.
- Elle se lève lorsqu'il est encore nuit, Et elle donne la nourriture à sa maison Et la tâche à ses servantes.
- Elle pense à un champ, et elle l'acquiert; Du fruit de son travail elle plante une vigne.
- Elle ceint de force ses reins, Et elle affermit ses bras.
- Elle sent que ce qu'elle gagne est bon; Sa lampe ne s'éteint point pendant la nuit.
- Elle met la main à la quenouille, Et ses doigts tiennent le fuseau.
- Elle tend la main au malheureux, Elle tend la main à l'indigent.
- Elle ne craint pas la neige pour sa maison, Car toute sa maison est vêtue de cramoisi.
- Elle se fait des couvertures, Elle a des vêtements de fin lin et de pourpre.
- Son mari est considéré aux portes, Lorsqu'il siège avec les anciens du pays.
- Elle fait des chemises, et les vend, Et elle livre des ceintures au marchand.
- Elle est revêtue de force et de gloire, Et elle se rit de l'avenir.
- Elle ouvre la bouche avec sagesse, Et des instructions aimables sont sur sa langue.
- Elle veille sur ce qui se passe dans sa maison, Et elle ne mange pas le pain de paresse.
- Ses fils se lèvent, et la disent heureuse; Son mari se lève, et lui donne des louanges:
- Plusieurs filles ont une conduite vertueuse; Mais toi, tu les surpasses toutes.
- La grâce est trompeuse, et la beauté est vaine; La femme qui craint l'Éternel est celle qui sera louée.
- Récompensez-la du fruit de son travail, Et qu'aux portes ses oeuvres la louent.
vendredi 19 avril 2013
Aujourd'hui en France, chaque jour, 1500 femmes sont mutilées sexuellement
Ce n'est pas une métaphore. Je ne parle pas de mutilation psychologique ou symbolique. Le chiffre que je vous avance, c'est à la louche, le nombre de femme qui subissent une épisiotomie tous les jours.
L'épisiotomie consiste à couper le vagin d'une femme pendant son accouchement (au ciseau).
Si on vous a dit qu'il valait mieux couper plutôt que ça déchire, que ça préserve le périnée, ou encore que ça empêche les déchirure graves, on vous a menti. Les études ont démontré qu'au contraire, l'épisiotomie augmente le risque de déchirure grave, d'incontinence urinaire et anal et que les déchirures naturelles causent en moyenne moins de problèmes que la cicatrice d'une épisiotomie.(1)
On me dira qu'il y a des cas où c'est quand même indispensable. Les voici : Souffrance fœtale aiguë (quand chaque seconde compte, ça permet d'en gagner quelques unes) et quand la femme présente déjà une mutilation sexuelle (à ce moment l'absence d'épisiotomie entraine des déchirures graves et systématiques). Ne me dites pas que 70% des primipares françaises sont excisées ou ont un bébé en souffrance aiguë.
Le conseil national des gynécologues réclame que l'on descende en dessous de 30%, l'OMS (Organisation Mondial de la Santé) estime qu'un taux d'épisiotomie supérieur à 20% relève de la dérive culturelle et préconise un taux inférieur à 10%. En France, les femmes accouchant pour la première fois subissent une épisiotomie dans 70% des cas.
Et pour celles qui ont peur que ça déchire (entre parenthèse, on t'a coupé chérie alors dis moi où ça a été mieux, au moins la déchirure tu peux encore rêver qu'elle ait pas lieux...) :
Sachez que les petites déchirures naturelles ne sont pas graves et cicatrisent assez bien (parole de scout, j'ai déchiré avec deux points de suture pour mon premier, j'ai eu aucun souci pour m'asseoir, faire pipi, retrouver une activité sexuelle normale. Deux semaines après l'accouchement j'avais à nouveau des rapports sexuels sans que la cicatrice ne pose problème. Ma soeur jumelle, épisiotomie six mois plus tôt, deux points de sutures, six mois après elle m'en parlait encore). Il semblerait que cela s'explique par le fait que la déchirure "suit la fibre" donc perturbe moins les tissus qu'une franche coupe qui passe au travers. Bref...
En jaune c'est le clitoris (oui, le clitoris a une structure interne, ce n'est pas juste le truc qui dépasse)
Maintenant je vous montre une épisiotomie :
C'est bon ? Vous voyez ?
Sans parler de la douleur de la cicatrisation qui a un impact sur la vie sexuelle, si vous ne le saviez pas, le plaisir féminin ressenti à l'intérieur du vagin est le fait de la stimulation des racines clitoridiennes.
Donc l'épisiotomie a des similarités avec l'excision (ablation du clitoris) puisqu'elle touche à l'organe du clitoris.
Ensuite, on recoud "bien serré, hein, votre mari me remerciera"...
L'épisiotomie a donc également des similarités avec la l'infibulation (couture des petites lèvres pour réduire l'entrée de l'orifice vaginal).
Voilà, à chaque fois qu'on fait une épisiotomie en France, un petit chaton meurt (et une femme souffre inutilement dans son intimité). Plus sérieusement, c'est beau d'aller pleurer sur les petites afghanes, ça permet d'oublier qu'en France on a les mêmes soucis.
(1) Étude réalisée en 2004 dont les résultats sont disponibles ici : http://afar.info/wp/docs/episio-compil1.pdf
(2) Source des images : http://www.christopher.compagnon.name/sexualite/sexe_femme_clitoris.html
L'épisiotomie consiste à couper le vagin d'une femme pendant son accouchement (au ciseau).
Pourquoi l'épisiotomie est inutile et dangereuse
Si on vous a dit qu'il valait mieux couper plutôt que ça déchire, que ça préserve le périnée, ou encore que ça empêche les déchirure graves, on vous a menti. Les études ont démontré qu'au contraire, l'épisiotomie augmente le risque de déchirure grave, d'incontinence urinaire et anal et que les déchirures naturelles causent en moyenne moins de problèmes que la cicatrice d'une épisiotomie.(1)
On me dira qu'il y a des cas où c'est quand même indispensable. Les voici : Souffrance fœtale aiguë (quand chaque seconde compte, ça permet d'en gagner quelques unes) et quand la femme présente déjà une mutilation sexuelle (à ce moment l'absence d'épisiotomie entraine des déchirures graves et systématiques). Ne me dites pas que 70% des primipares françaises sont excisées ou ont un bébé en souffrance aiguë.
Le conseil national des gynécologues réclame que l'on descende en dessous de 30%, l'OMS (Organisation Mondial de la Santé) estime qu'un taux d'épisiotomie supérieur à 20% relève de la dérive culturelle et préconise un taux inférieur à 10%. En France, les femmes accouchant pour la première fois subissent une épisiotomie dans 70% des cas.
Et pour celles qui ont peur que ça déchire (entre parenthèse, on t'a coupé chérie alors dis moi où ça a été mieux, au moins la déchirure tu peux encore rêver qu'elle ait pas lieux...) :
Sachez que les petites déchirures naturelles ne sont pas graves et cicatrisent assez bien (parole de scout, j'ai déchiré avec deux points de suture pour mon premier, j'ai eu aucun souci pour m'asseoir, faire pipi, retrouver une activité sexuelle normale. Deux semaines après l'accouchement j'avais à nouveau des rapports sexuels sans que la cicatrice ne pose problème. Ma soeur jumelle, épisiotomie six mois plus tôt, deux points de sutures, six mois après elle m'en parlait encore). Il semblerait que cela s'explique par le fait que la déchirure "suit la fibre" donc perturbe moins les tissus qu'une franche coupe qui passe au travers. Bref...
Pourquoi l'épisiotomie est une mutilation sexuelle
Je ne vais pas vous raconter la vie des gens, me baser sur l'expérience de ma voisine, vous dire que si on va sur doctissimo on voit plein de témoignages, blablabla... Je vais vous montrer deux dessins et ça va être vite fait :En jaune c'est le clitoris (oui, le clitoris a une structure interne, ce n'est pas juste le truc qui dépasse)
![]() |
| Source (2) |
Maintenant je vous montre une épisiotomie :
C'est bon ? Vous voyez ?
Sans parler de la douleur de la cicatrisation qui a un impact sur la vie sexuelle, si vous ne le saviez pas, le plaisir féminin ressenti à l'intérieur du vagin est le fait de la stimulation des racines clitoridiennes.
Donc l'épisiotomie a des similarités avec l'excision (ablation du clitoris) puisqu'elle touche à l'organe du clitoris.
Ensuite, on recoud "bien serré, hein, votre mari me remerciera"...
L'épisiotomie a donc également des similarités avec la l'infibulation (couture des petites lèvres pour réduire l'entrée de l'orifice vaginal).
Voilà, à chaque fois qu'on fait une épisiotomie en France, un petit chaton meurt (et une femme souffre inutilement dans son intimité). Plus sérieusement, c'est beau d'aller pleurer sur les petites afghanes, ça permet d'oublier qu'en France on a les mêmes soucis.
(1) Étude réalisée en 2004 dont les résultats sont disponibles ici : http://afar.info/wp/docs/episio-compil1.pdf
(2) Source des images : http://www.christopher.compagnon.name/sexualite/sexe_femme_clitoris.html
Inscription à :
Messages (Atom)







