jeudi 24 janvier 2013

Notre patrimoine de mormones féministes (vieille sufragette inside)

L'article qui suit est une traduction provenant d'un blogs de lobbyistes au foyer (mormones) que je peux vous livrer grâce à leur aimable autorisation.

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En réponse à l'affirmation de Sœur Dalton, que les jeunes filles LDS n'ont pas besoin de faire du lobbying pour voir leurs droits respectés, il m'est apparu que les membres d'aujourd'hui sont tout à fait déconnectés de l'histoire qui est la notre, et malheureusement c'est même la cas de nos dirigeants. Les militantes des droits de la femme ont lutté pour des droits que certaines femmes prennent pour acquis de nos jours. Certaines des plus éminentes femmes mormones ont défendu inlassablement les droits des femmes ainsi que leurs accomplissement personnel en dehors de la maternité, et ce faisant, s'opposaient directement à la distribution stéréotypée des genres qui leur interdisait certaines positions. Dans ce billet, je vous offre un excellent exemple de femme qui a s'est engagé dans le mouvement des droits des femmes, tout en préservant son lien et son dévouement envers une nouvelle religion qui était alors extrêmement impopulaire.

Susa Young Gates,
18 mars 1856 - 27 mai 1933

Susa Young était la deuxième fille de Lucy Bigelow, 22e femme de Brigham Young. Sa mère nourrissait l'espoir d'avoir un fils, ce qui a sns doute eu une incidence sur la détermination de Susa de prouver sa valeur et son utilité en tant que fille. Ce qu'elle a très largement fait.

Brigham Young pris en charge l'éducation de ses enfants, garçons comme filles. Susa, à l'âge de 13 ans, a rejoint l'Université de Deseret, où elle a été rédactrice en chef du journal de l'école. Elle a épousé le Dr Alma Dunford en 1872, alors qu'elle avait 16 ans, et lui donna deux enfants avant de divorcer en 1877.


Susa Young fonda le département de musique de l'Académie Brigham Young, où elle est entrée en 1878. En 1880, elle épousa Jacob Gates, avec qui elle avait renoué à Hawaï. Bien que cette union vit naitre 11 enfants, seulement quatre d'entre eux survécurent. Plus tard, lorsqu'on lui a demandé comment leur mariage avait réussi à être un tel succès, elle répondit, "le respect mutuel et le soutien du travail de l'autre". Cela offre peut-être un éclairage à propos de l'échec du premier mariage et son inscription à l'Académie Brigham Young l'année suivante.

Susa a servi comme secrétaire de son père pendant un certain temps, et était parfois nommée avec humour le «treizième apôtre». Elle a écrit neuf livres, dont le premier roman Mormon. Susa Young Gates a également fondé young's woman Journal (NdT : journal des jeunes filles, et pas journal des filles de Young) et la Relief Society Magazine, qui a servi à la publication officielle de ces deux organisations.

Elle a fini par devenir un membre du conseil d'administration de l'université Brigham Young et de la faculté d'agriculture de l'état de l'Utah. Susa organisa également la section des filles de la révolution américaine de l'Utah, les filles des pionniers de l' Utah ainsi que  Le club de presse national des femmes.

Susa Gates a non seulement participé à la promotion des droits des femmes et du droit de vote de ces dernières mais elle a également été personnellement sollicitée par Susan B. Anthony (NdT : Une des militantes du droit de vote les plus fameuses des états-unis, première femme réelle dont le portrait a été dessiné sur une pièce de monnaie aux USA (femme réelle par opposition à femme allégorique, genre notre Marianne) pour siéger à l'Association national pour le suffrage féminin. Alors que Gates déclina, en raison de son refus de réfuter sa religion (à savoir la partie concernant la pratique de la polygamie), elle participa activement à l'avancement des droits des femmes en tant que déléguée lors de cinq congrès du Conseil international des femmes. Elle fût invitée à parler à Londres lors de l'évènement «égalité des normes morales pour les hommes et les femmes», congré qui fût suivi d'un thé donné par la reine Victoria et auquel assistait également Susan B. Anthony.

Alors que Susa ne s'exprima pas contre la polygamie, en reconnaissant ses avantages pour les femmes qui souhaitent exercer une profession - elle nota qu'il y avait beaucoup de femmes qui dans le cadre de la polygamie, géraient indépendamment des entreprises et étaient des soutiens de famille. Elle a également soutenu le choix d'une femme de ne pas de se marier si elle ne le voulait pas, reconnaissant que la majorité des femmes préféraient se marier et, comme c'était également son cas, poursuivre leurs études et leurs objectifs de carrière. Dans les années 1800, l'Utah a été l'un des rares lieux où une femme pouvait exercer la médecine ou le droit, et où elles étaient autorisée à signer des contrats et posséder des biens. Son père était en grande partie responsable de cet état de fait.

Peu avant 1900, Suse connut la dépression ainsi qu'un affaiblissement physique qui ne la quitta pas trois années durant. Ce fût un temps d'introspection et de prière, pendant lequel, elle l'écrivit plus tard, elle gagna en maîtrise de soit. Lors d'une bénédiction de la prêtrise il lui fût prédit qu'elle se rétablirait et servirait dans le temple. Elle devint très active dans la généalogie, et  recensa personnellement 16.000 noms du côté Young uniquement. Parmi ses contributions on peut compter la gestion du département de généalogie pour l'Inter Montain Republican, celle du journal Desert News ainsi que la rédaction d'article pour ce dernier.

Mes sœurs, je témoigne de ma gratitude pour un  patrimoine si riche en femmes qui ont affirmé que la reconnaissance de notre valeur éternelle réside dans l'amélioration de nos conditions temporelles, y compris par le lobbying et la défense des droits des femmes.

Susa Young Gates est seulement un exemple de cette volonté de faire avancer les droits des femmes, qui finalement a considérablement amélioré les conditions de vie des femmes à titre individuel. Je crois qu'entendre une autre femme influente conseiller à un groupe de jeunes filles de cesser le lobbying pour leurs droits auraient causé une grande agitation chez ces femmes des débuts de l’Église qui étaient engagées dans la promotion de la femme, y compris chez Susa Young Gates, qui a travaillé à cela jusqu'à l'épuisement physique.

2 commentaires:

  1. Peut-être suis-je complètement à coté de la plaque, mais ce que je comprend dans ce que dit soeur Dalton, c'est "Si vous êtes vertueuses alors vous n'aurez pas besoin de faire pression pour vos droits". Du coup, je n'ai pas l'impression qu'elle dise de ne pas faire de lobbying, juste une promesse que par votre exemple, vous pouvez faire changer les choses.
    Mais bon, je me trompe peut-être.

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    1. Je sais pas, j'ai pas écouté le discours en entier, ça pourrait très bien être sorti de son contexte, en fait pour être tout à fait franche, je comprend pas ce qu'elle veut dire, enfin si, un truc un peu dans le genre de ce que tu dis. Ça a juste beaucoup agacé les féministes et j'ai essyé de mettre le contexte dans lequel l'article a été écrit. Ce qui m’intéresse plus, c'est d'avoir eu un aperçu de la vie de cette femme que je ne connaissais pas :)

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